09.05.2012

Election présidentielle et rattachisme.

01aa.jpgDurant la campagne présidentielle, Elio Di Rupo et bien d’autres socialistes Wallons étaient au meeting de François Hollande à Lille. On a vu Alain Destexhe, Daniel Bacquelaine et d’autres libéraux venir soutenir Nicolas Sarkozy. Rien de plus normal, tant la présidentielle française nous intéresse.

Je me trompe peut-être, mais je n’ai pas vu de responsables rattachistes wallons  en déplacement, ni lors de la campagne du premier tour ni durant celle du deuxième tour, dans ces meetings. Dommage.

Il existe pourtant un parti chez nous qui s’appelle Rassemblement Wallonie-France (RWF). Certes, il n’est ni de droite ni de gauche, il rassemble des militants de tous bords dont l’objectif unique est « l’éponyme » du nom du parti. Mais bon !

J’aurais aimé voir des dirigeants  du RWF assister ici à un meeting de Hollande, là à un rassemblement  de Sarkozy, ou encore au rassemblement à la Bastille de Mélenchon et à d’autres rendez-vous électoraux d’autres candidats! Et bien non !

Très très  «pudiquement », nos rattachistes ont préféré, à mon sens, se défiler. Rester devant TF1 ou France2 ou se satisfaire de lire le Figaro ou Libé. Même sur les réseaux sociaux, ils se sont contentés d’y placer des liens, sans commentaires propres. Tantôt un lien sur les sondages, tantôt un lien sur le déplacement de tel candidat, tantôt un lien sur le programme d’un autre.   Motif avancé : « respecter le choix des Français ».

Certes, il est évident que le choix de Français doit être respecté. Mais ne serait-ce pas là le truisme le plus absolu ? J’en retiens par exemple le communiqué de presse du RWF de ce 06 mai : « Le RWF prend acte de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République ».  Un peu court, non ?

Je les ai pourtant vus tout excités lorsque Mélenchon, à la sortie d’un débat télévisé,  a parlé quelques secondes du rattachement de la Wallonie à la République.

A cinq mois des élections provinciales, dans ce pays tellement instable que l’on y est  finalement en campagne électorale tout le temps, il me semblait que la campagne électorale présidentielle française était l’occasion rêvée pour les tenants du réunionisme, et particulièrement de ses figures de proue, d’être à Lille, à Paris, dans les rassemblements électoraux, d’y rencontrer des personnalités et de le faire savoir. Bref de prendre leurs responsabilités.

Même les plus petits responsables locaux réunionistes ne se sont pas montrés ni exprimés :  Dupont ou Tartempion, petit chefs locaux,  malgré  leurs convictions ou sensibilité personnelle de droite ou de gauche ne se sont pas faits entendre.  Peur de quoi ?

La médiatisation et l’enjeu extraordinaires de l’élection présidentielle étaient une occasion unique de porter haut et fort le projet réunioniste. C’est raté, et pour tout dire … affligeant !

 

08.05.2012

Et maintenant?

01a.jpgNicolas Sarkozy se sera battu jusqu’au bout. Sa défaite annoncée est confirmée. Il convient donc de saluer l’élection démocratique de François Hollande, nouveau Président de la République. L’on peut simplement s’interroger sur la fait de savoir si la victoire du candidat du PS n’est pas plus la victoire de l’antisarkozysme que celle du socialisme.

Le changement promis aura-t-il lieu ? La situation difficile de l’Europe et la crise de l’euro ne disparaissent évidemment pas par suite de l’élection du nouveau Président français.

D’un côté, croissance et retour à l’équilibre sont les priorités de François Hollande. D’un autre côté, il lui faudra considérer tous les problèmes européens. Et pour couronner le tout,  la gauche de la gauche, son alliée, risque de le tirailler entre raison et déraison.

Les semaines et les mois qui viennent (législatives d’abord, situation grecque ensuite)  nous donneront rapidement une première réponse au changement tant attendu. Pour ma part, je doute.

En tant que rattachiste, je respecte évidemment le choix du peuple de France et  souhaite que la Nation française retrouve toute sa grandeur, de quelque bord politique que soit le président français.  Mais pour ce faire, la politique menée depuis des années par ce qu’on a appelé l’UMPS devra  être radicalement modifiée. Les deux candidats du second tour ont, « curieusement », esquivé habilement les sujets de fond durant toute la campagne…

Une réorientation complète des systèmes économique et monétaire européens d’une part, du mondialisme d’autre part, sont plus que nécessaires. Hors cela point de salut ! 

 

25.04.2012

La droite vote à gauche. L'inverse n'est pas vrai!

418283.jpgC’est peut-être bien l’UMPS qui se présente aux suffrages de la présidentielle ce 06 mai. Il est vrai que tant Monsieur  Sarkozy que Monsieur Hollande qui dénoncent tous deux la mondialisation et l’Europe passoire ont tout voté d’Amsterdam à Lisbonne.

Il n’en reste pas moins, si je ne me trompe, qu’on nous propose ici un programme de droite et là un programme de gauche, non ?

Me semble-t-il si on est « de droite » on vote à droite. Si on est « de gauche » on vote à gauche ! Et nul besoin d’attendre les recommandations des candidats malheureux qui appelleront  soit à voter dans « le même sens » soit à s’abstenir. Il serait bon de rappeler à certains que le vote est personnel et secret et qu’il ne doit faire l’objet d’aucune pression.

Dès le soir du 22 avril, Jean-Luc Mélenchon, entre autres, appelait ses électeurs à voter Hollande au deuxième tour. Il me semble que cela va de soi. A défaut d’une gauche dure, il vaut mieux une gauche « molle » que la droite.  Ca tombe sous le sens.  Le peuple de gauche votera Hollande.

Par contre, à droite,  on  laisse planer le doute. Il semble même que l’on soit  prêt à prôner l’abstention à ses électeurs pour le 2ème tour ! Ce qui ouvrirait un boulevard déjà bien large à François Hollande.

Là il y a quelque chose qui m’échappe. S’abstenir signifie faire perdre Nicolas Sarkozy et contribuer à porter François Hollande à l’Elysée.

Pour quoi faire ? Pour pouvoir critiquer ensuite ? Pour espérer voir éclater la droite et en tirer les marrons du feu ?  Pour ramasser le France à la petite cuillère dans cinq ans ?

Allons donc ! Si je suis de  gauche, je vote Hollande. Si je suis de droite, je vote Sarkozy. Point barre.

J’entendais hier la réflexion d’un auditeur sur RTL, il disait ceci : « Au 1er tour en 1981 j’ai voté Chirac. Au 2ème tour il y avait Giscard et Mitterrand. J’ai préféré m’abstenir plutôt que de voter Giscard ! Eh bien  j’ai dû me taper 14 ans de mitterrandisme !  J’ai longtemps regretté de m’être abstenu ».

La France possède-t-elle la droite la plus bête du monde ?